Les articles jetables : la situation

Les articles jetables sont des biens de consommation qui sont faits pour être utilisés une seule fois avant de se retrouver à la poubelle; pensez aux verres de plastique, aux pailles et à la vaisselle en styromousse. Ceux-ci ont été inventés dans le but de faciliter la vie des gens, d’économiser sur les coûts de fabrication (car ils sont souvent faits de matériaux peu dispendieux) et de pousser à la surconsommation.

Le principal problème avec les biens jetables, c’est que malgré leur courte durée d’utilisation, ils ne disparaissent pas pour autant; il faut trouver un moyen de s’en débarrasser, soit en les jetant ou en les recyclant. Chaque année, au Canada, environ trois millions de tonnes de déchets plastiques sont produits, et seulement 10 à 12% sont recyclés (Greenpeace Canada). Le plastique, par exemple, peut prendre jusqu’à 450 ans à se décomposer (Department of Environment & Conservation), et nous manquons d’espace pour l’entreposer; c’est pour cette raison qu’un tiers de celui-ci est exporté vers des pays comme la Chine, l’Inde et le Vietnam (Greenpeace Canada), et se retrouve dans des sites d’enfouissement, ou pire encore, dans l’océan.

L’Amérique du Nord est un des pires consommateurs de plastique, alors que la personne moyenne consomme 220 livres de plastique par année, tandis qu’en Asie, la personne moyenne en consomme 44. (Worldwatch Institute and The Globalist Research Center) Pour vous donner un exemple concret, 500 millions de pailles en plastique sont utilisées chaque jour en Amérique (National Park Service), tandis que 100 milliards de sacs de plastique sont utilisés par année (Earth Policy Institute). Imaginez la quantité de plastique à entreposer pendant des centaines d’années…

Cette abondance de plastique a aussi un effet néfaste sur l’environnement et sur la vie d’une multitude d’espèces vivantes. Selon une étude, on a retrouvé du plastique dans 59% des oiseaux marins comme les albatros et les pélicans, dans 100% des espèces de tortues marines, et dans plus de 25% des poissons échantillonnés sur les marchés des produits de la mer à travers le monde (Ocean Conservatory). Cela veut donc dire que non seulement le gaspillage de plastique affecte les océans et la vie marine, mais en bout de ligne, ça nous affecte puisque nous consommons ces animaux.

INITIATIVES

Plusieurs villes et pays développent des initiatives et des lois pour contrer ce phénomène dévastateur pour l’environnement. Par exemple, les pailles de plastique sont maintenant interdites dans certaines villes aux États-Unis, comme Seattle, Miami Beach et Malibu (Global news).

Le Royaume-Uni pousse le concept encore plus loin en proposant un plan sur 25 ans pour éliminer le gaspillage de plastique. En introduisant une taxe sur l’utilisation des sacs de plastique, ils ont vu une diminution de l’utilisation des sacs de plastique par 90%, totalisant une économie de 9 milliards de sacs de plastique (UK Government). Ils interdiront bientôt le plastique à usage unique comme les pailles ainsi que les Q-tips.

Il faut tout de même faire attention aux initiatives proposées pour contrer ce phénomène, car certaines solutions ne sont en fait que temporaires ou inefficaces. Par exemple, la Ville de Montréal a adopté la loi 16-051 pour interdire la distribution de certains types de sacs de plastique depuis le 1er janvier 2018. Par contre, cette solution n’est pas adéquate, à mon avis, puisque les commerçants peuvent distribuer des sacs de plastiques de plus de 50 microns, qui nécessitent encore plus d’énergie, ce qui ne règle pas du tout le problème.

Cela étant dit, il existe une multitude d’alternatives aux emballages à usage unique, comme les pots de verre, les pailles réutilisables et les sacs en coton. À découvrir dans le prochain article de ce dossier!

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