La crise alimentaire : La situation

L’alimentation fait partie de notre vie quotidienne puisque celle-ci est nécessaire à notre survie. Dans notre société actuelle, l’accessibilité à celle-ci est acquise et grâce à la mondialisation, il est possible de se procurer pratiquement n’importe quel type de produit alimentaire à n’importe quel moment de l’année.

Les aliments sont accessibles dans la majorité des pays industrialisés mais il est important de se rappeler que ce n’est pas le cas pour tous. En effet, selon le dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, on comptait 815 millions de personnes sous-alimentées à travers le monde en 2016. À l’inverse, le taux mondial d’obésité ne fait qu’augmenter.  Au Canada, en 2014, 20,2% des Canadiens de 18 ans et plus, soit 5,3 millions d’adultes, étaient classifiés comme obèses, et plus de 40% des hommes et 27,5% des femmes en surpoids. (Statistique Canada ) Il existe un problème immense sur la répartition des ressources alimentaires, qui malheureusement, est extrêmement liée à la répartition des ressources monétaires.

La situation semble encore bien plus surréaliste quand on compte le nombre de nourriture gaspillée à l’échelle mondiale. Aux États-Unis seulement, plus de 40% de la nourriture est gaspillée. Pourtant, un américain sur huit a de la difficulté à s’acheter assez de nourriture pour vivre.

Cette situation me rend très perplexe, mais la statistique qui est encore plus révélatrice est la suivante : un quart de la nourriture gaspillée dans le monde pourrait nourrir 795 millions personnes sous-alimentées. (Food Thank) Je répète, un quart de ce que nous gaspillons pourrait arrêter la faim dans le monde.

Au Canada, le gaspillage alimentaire coûte à la société plus de 30 milliards de dollars. De plus, il est estimé qu’un ménage canadien moyen perd 1 458$ par année à cause de la nourriture jetée. N’est-ce pas une raison suffisante de produire moins, consommer mieux et économiser des ressources et de l’argent?

En tant qu’individu, il n’est pas possible de changer le système actuel. Par contre, il est possible de faire des changements dans notre consommation alimentaire personnelle afin de ne pas contribuer à cette crise, et si chacun fait de petits gestes, c’est là qu’on verra une différence. Le prochain article de cette série vous donnera des pistes pour changer votre consommation alimentaire à la maison!

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